Le vélo électrique urbain parfait existe-t-il ?

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Le vélo, il était plus que temps d’en parler. Le moyen de locomotion universel par excellence, mais aussi le plus flexible ! Depuis une poignée d’années, le vélo s’est même élevé au rang d’accessoire de mode capable d’attirer de nouveaux publics… Pour le vélo électrique, par contre, ce fut plus laborieux : plutôt assimilé à un vélo de Ravel pour troisième âge, ce n’est que récemment que plusieurs constructeurs se sont imprégnés de la mode pour faire du vélo électrique urbain… un objet de désir…

Geek ou Hipster : il faut choisir

Autant le dire tout de suite, le vélo électrique urbain, s’il a pénétré les sphères Geek, est encore loin d’avoir fait son chemin chez les Hipsters. Ce dernier préférera toujours son fixie « oldtimer », à guidon cintré et selle en cuir de vachette, c’est nettement plus approprié sur la place Flagey. Pour autant, c’est bien de cet univers que s’inspirent les fabricants de vélo pour effacer cette image de vélo de loisir qui colle à la peau du vélo électrique, surtout en Belgique. La recette du e-Bike urbain parfait enfin trouvée ?

Détaillons les ingrédients

Il faut de l’électricité

Bah oui, c’est un vélo électrique. Ou plutôt un vélo à assistance électrique, car en ville, rien ne sert de courir. Peu de vent, peu de côtes, un trafic automobile dense… Le but de l’assistance est d’éviter la transpiration, c’est tout. Exit donc les moteurs Bosch ou Shimano sur pédalier, exit l’attirail Panasonic qui coûte un pont, on se limitera au strict nécessaire : un moteur sur moyeu, de préférence la roue avant pour faciliter les démontages et réparations (et parce qu’on aura besoin du moyeu arrière…), et une petite batterie discrète, légère et qui se recharge rapidement. Vous l’aurez compris, ce vélo électrique doit ressembler à un vélo ordinaire !

Il faut une transmission

Bah oui, on continue de pédaler. C’est un vélo urbain, on doit donc pouvoir sauter dessus en toutes circonstances sans se poser la moindre question, tout en étant capable de grimper l’avenue de Tervuren au cas où vous vous seriez perdu autour de je ne sais quelle ambassade. Un entretien proche du néant, un pouvoir salissant strictement nul, et quelques vitesses pour dépanner : C’est une transmission intégrée au moyeu arrière qu’il nous faut ! Ce qu’on économise dans le groupe électrique, on le dépensera un peu ici, mais des solutions économiques existent : Shimano Nexus 3 ou SRAM i-3… Voire même un SRAM automatix, qui en plus de rester accessible, est automatique ! On n’a plus qu’à pédaler sans se soucier du développement.

On ne doit pas voir de chaine

Restons dans le système de transmission mais attardons-nous cette fois à un composant souvent oublié : la chaîne. S’il y a bien une pièce du vélo qui crée des soucis, c’est celle-là… Alors soyons radical et au choix, enlevons-là ou cachons-là ! Une chaîne de vélo peut en effet être remplacée par une courroie très peu salissante, et pour cause, elle ne nécessite pas qu’on la graisse. Sur le marché, c’est « Gates » qui a le quasi monopole… L’alternative consiste à enfermer la chaîne et ainsi la rendre étanche aux agressions extérieurs et par la même occasion aux frottements de votre pantalon beige… C’est tout aussi propre qu’une courroie, peut-être même plus solide, et l’entretien reste très limité.

Et pour le reste…

Avec ce tour d’horizon nous avons déjà adressé les points les plus critiques pour un vélo électrique urbain réussi. Mais parlons tout de même du cadre… Le design c’est bien sûr une affaire de goût, mais aussi de fonctionnalité : il doit pouvoir être utilisé tous les jours sans qu’il ne crée de frustrations ! Le cadre parfait devrait donc pouvoir intégrer la batterie, comme des points d’ancrage pour cadenas (on est en ville…) et si possible un système de fixation pour porte-bagage amovible. On pensera aussi à des pneus assez larges pour éviter de rester coincé dans les rails de tram… Et en bon geek, n’oublions pas d’y inclure un peu de connectivité et de capteurs : bluetooth, indicateur de recharge et de vitesse, phares leds, … bref, tout ce qui peut être utile à son utilisation au quotidien, par un geek.

Ce vélo, il existe ?

Le Néerlandais

L’avantage de partir d’une feuille blanche pour construire son vélo parfait, c’est que l’on peut faire une requête Google aux petits oignons… Et oui, quelques modèles ressortent, et pour ne rien vous cacher, un modèle plus que d’autres aura attiré mon attention : le Vanmoof Electrified S. Un vélo venu des Pays-Bas qui s’approche de la perfection.

Vélo électrique urbain

le vélo électrique urbain Vanmoof Electrified S

Faisons le tour du propriétaire: un petit moteur électrique sur le moyeu avant, une batterie intégrée au cadre, une transmission SRAM automatix, une chaîne entièrement étanche… Et bien sûr un look digne des plus beaux vélos de Hipster 🙂 C’est aussi par sa connectivité que ce Vanmoof se différencie de la concurrence. En plus d’intégrer une panoplie de capteurs et le bluetooth, il se paie le luxe d’intégrer un mouchard antivol, qui vous signalera via l’application la position (souhaitée ou non…) de votre vélo. Une réussite ! Prix : 2498 €.

Le Danois

Dans un tout autre style mais à un prix « incroyable », Biomega, une marque danoise, a dévoilé son OKO, un modèle plus « commuter » qu’urbain mais qui mérite qu’on s’y attarde. Et pour cause, ce Biomega OKO voit grand pour son petit prix : un cadre en carbon (!), oui, en carbon… Une transmission par courroie, un SRAM automatix, un moteur en moyeu avant, et une parfaite intégration de tous les éléments dans le cadre… Seule la connectivité semble faire un peu défaut, et, à confirmer, le manque d’ancrages pour systèmes antivol. Des choix finalement cohérents avec sa fonction de « commuter » domicile-travail. Prix : 1999€ en précommande.

Biomega OKO

Le vélo électrique urbain Biomega OKO

L’Américain

Enfin, quittons un peu l’Europe pour les États-Unis, avec un modèle issu du crowdfunding (financement participatif), un modèle de financement qui faisait sens étant donnée la cible… Il s’agit du Faraday Porteur. Nous revenons ici à l’urbain et même à l’utilitaire grâce à ses nombreux accessoires. C’est un vélo qui réunit toutes les qualités déjà citées mais qui offre également de nombreuses combinaisons pour toujours plus de personnalisation. Malheureusement, le prix de base et des accessoires font ici grimper la note à des niveaux qu’aucun geek ne pourrait se permettre. Ceci dit, il est de loin le vélo le mieux fini et ses matériaux sont les plus nobles. Prix : 3500 $.

Faraday Porteur

Le vélo électrique urbain Faraday Porteur

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